« Juste quelques petits comprimés, un traitement facile à prendre… après quinze années passées à toujours devoir penser à emporter tous mes médicaments avec moi, c’est une bouffée d’air frais, une nouvelle vie. »
30 juillet 2019
Anton Basenko travaille pour l’ONG Alliance for Public Health Ukraine, et il est le référent du partenariat PITCH (Partnership to Inspire, Transform and Connect the HIV Response), un projet international dirigé par et pour les populations-clés.
En tant que personne atteinte du VIH, c’est un ardent défenseur à la fois des patients et des programmes de réduction des risques qui aident les usagers de drogues par injection à lutter contre la stigmatisation et à bénéficier de traitements essentiels. Aujourd’hui, il représente ces communautés en participant à plusieurs groupes aux niveaux international, régional et national.
Anton, qui doit aux programmes de réduction des risques le dépistage précoce de sa séropositivité il y a 16 ans, a pris plusieurs traitements différents allant de la lamivudine/zidovudine (3TC/ZDV) au lopinavir/ritonavir (LPV/r). Il explique comment sa vie a changé lorsqu’il a commencé à prendre du dolutégravir.
« Imaginez que, avant cela, je devais prendre chaque jour six ou sept comprimés, dont quatre étaient vraiment très gros. Puis avec le LPV/r, c’était deux comprimés le matin et deux le soir… aujourd’hui, c’est seulement deux comprimés : un de dolutégravir et un de ténofovir/emtricitabine… et ma vie a changé du tout au tout ! »
Il prévoit de bientôt passer au TLD (ténofovir/lamivudine/dolutégravir), un nouveau protocole à comprimé unique. « Moins il y a de comprimés, mieux c’est. Un comprimé par jour, c’est vraiment le rêve. Peut-être qu’un jour on n’en prendra plus qu’un par mois ! »
Aujourd’hui marié et père de famille, Anton se concentre sur l’avenir. Il milite pour des financements durables, une volonté politique véritable, des choix éclairés et des systèmes d’approvisionnement efficaces, afin d’aider l’Ukraine à continuer de progresser dans la lutte contre cette maladie. En tant qu’ancien malade de l’hépatite C, il fait remarquer que, pour atteindre la couverture de santé universelle, les défenseurs de la lutte contre l’hépatite C, le VIH, la tuberculose et d’autres maladies devraient s’allier et militer pour des traitements de qualité garantie à des prix abordables.
« Nous devons faire front et militer pour un accès simple et rapide aux médicaments les plus récents. »
Département communication, presse et médias
Le Medicines Patent Pool (MPP) est une organisation de santé publique soutenue par les Nations Unies, dont la mission est d’améliorer l’accès à des médicaments essentiels dans les pays à revenu faible et intermédiaire, et de faciliter la mise au point de tels médicaments. Au travers de son modèle économique innovant, le MPP collabore avec la société civile, les gouvernements, des organisations internationales, l’industrie, des groupes de patients et d’autres acteurs afin d’établir des priorités, de délivrer des licences sur les médicaments indispensables et de centraliser les actifs de propriété intellectuelle pour faciliter la fabrication de médicaments génériques et l’élaboration de nouvelles formulations.
À ce jour, le MPP a signé des accords avec 22 titulaires de brevets pour 13 antirétroviraux contre le VIH, une plateforme technologique sur le VIH, trois antiviraux à action directe contre l’hépatite C, un traitement contre la tuberculose, un traitement contre le cancer, quatre technologies à action prolongée, un traitement de l’hémorragie du post-partum, trois traitements antiviraux oraux contre la COVID-19 et 16 technologies liées à la COVID-19.
MPP a été fondé par Unitaid, qui continue d’être le principal bailleur de fonds de MPP. Le travail de MPP sur l’accès aux médicaments essentiels est également financé par l’Agence suisse pour le développement et la coopération (SDC), le gouvernement du Canada, l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) et le gouvernement de la Flandre. Les activités de MPP dans le cadre de la COVID-19 sont entreprises avec le soutien financier du gouvernement japonais, du ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères, de l’Agence allemande de coopération internationale et de la SDC.